ll paraît que c'est l'automne depuis une semaine.
Ce n'est vraiment une évidence qu'aujourd'hui. Le tourbillon des feuilles mortes m'accompagnaient dans les spirales de mes pensées, très prosaïques, je l'avoue. Je devais me procurer une cafetière italienne de toute urgence. Car, pas de café, pas de pensées. Remarquez, pour les effets qu'elles suscitent (les pensées noires)... mais bon, j'adore le café. Je ne sais comment je m'arrange, mais je détériore une cafetière deux fois par an. Ce doit être mon rythme avec les choses d' Ici-bas.
L'automne est ma saison préférée avec le printemps. Je me suis rendue aux Galeries Nationales du Grand Palais voir cette sublime exposition d'Emile Nolde, peintre allemand expressioniste, très attaché à sa campagne allemande, né en 1867 à Nolde.

Tournesols mûrs, 1932
Huile sur toile - 73 x 88 cm
Detroit, Institute of Arts
Sa biographie comporte un travers notable : il était très opportuniste (pour être polie) durant le régime "National-Socialiste", avant de se retrouver fiché artiste "dégénéré". Il aurait été plus élégant de sa part, qu'il s'en aperçoive tout seul. Klee est bien parti en Suisse (le musée de Berne est une merveille).
Ha !... les artistes, les philosophes, et, le Pouvoir.... si on cherche la réussite à tout prix, on en devient pas vraiment noble. Mais qui ne cherche pas la facilité, ne trouve pas vraiment la réussite. Relisez donc ce beau livre de Klaus Mann, fils de, Le tournant. J'ai un mal terrible à dissocier l'oeuvre du parcours politique de l'artiste. Mais une connaissance, ex-peintre, devenu antiquaire, m'a tout expliqué :
- il y aurait, d'une part, la création, oeuvre faite même à l'insu de son créateur, don de Dieu, en quelques sortes ;
- il y aurait, d'une part, la création, oeuvre faite même à l'insu de son créateur, don de Dieu, en quelques sortes ;
- il y aurait, d'autre part, le créateur, pauvre mortel qui ne sait pas ce qu'il fait, que Dieu lui pardonne.
Cette connaissance m'a demandé, péremptoire : "Tu n'aimes pas
Céline ?" J'ai répondu avec aplomb "Non. Pas du tout.". Il m'a dit : "Tu vois, j'aime l'oeuvre de Klein, alors que c'est un être superficiel". Je n'ai pas trop compris l'illustration de son propos pédagogique. D'ailleurs, vous l'aurez compris, cette connaissance est vraiment une connaissance. On apprend beaucoup de l'air du temps de la bouche des connaissances.
Mais la peinture d'Emile Nolde.... ses couleurs sublimes, des tournesols avec des jaunes d'enfer (Blauer Himmel und Sonnenblumen- 1928), des mers et des cieux avec des bleus volés je ne sais dans quel au-delà, des roses à faire pâlir Bonnard, des rouges aquarelle à vous piquer le sang... m'a véritablement impressionnée. Son nom contient presque le mien... alors !... (alors, ça me glace un peu, j'avoue).
C'est très compliqué, l'amour. On n'aime pas forcément que les gens biens. On ne tombe pas toujours sur des anges (et, nous même, ne sommes nous point des bêtes ?). Notre part maudite nous guide parfois... en enfer !... My God, I love Nolde...
Mais la peinture d'Emile Nolde.... ses couleurs sublimes, des tournesols avec des jaunes d'enfer (Blauer Himmel und Sonnenblumen- 1928), des mers et des cieux avec des bleus volés je ne sais dans quel au-delà, des roses à faire pâlir Bonnard, des rouges aquarelle à vous piquer le sang... m'a véritablement impressionnée. Son nom contient presque le mien... alors !... (alors, ça me glace un peu, j'avoue).
C'est très compliqué, l'amour. On n'aime pas forcément que les gens biens. On ne tombe pas toujours sur des anges (et, nous même, ne sommes nous point des bêtes ?). Notre part maudite nous guide parfois... en enfer !... My God, I love Nolde...
Si par hasard, vous aviez le désir de vous rendre à l'exposition, osez avoir une aimable pensée pour moi devant Wildtanzende Kinder (Ronde endiablée)-1909.
Publicité
/image%2F1409453%2F20150122%2Fob_cb7ee2_598888-10151875172134244-95388672-n.jpg)