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       Aujourd'hui, nous fêtons le centenaire de Claude Lévi-Strauss au Quai Branly. Peut-être irais-je, moi qui ai été nourrie aux Tristes tropiques de mes études en "Anthropologie sociale et sociologie comparée (?)" et qui aime répéter inlassablement : "Je hais les voyages et les explorateurs".

        Les français préfèreraient ne pas quitter l'héxagone et aller skier en autochtones. La crise internationale aurait-elle des vertus ? Irions-nous tous en coeur cultiver notre jardin ?

       Mais je n'aime pas vraiment les anniversaires. Il y en a tous les jours, et, pas des moindres en cette fin d'année. Comme le dit Claude Levi-Strauss lui-même, presque en ces termes, dans un entretien offert à France Culture, lors de ses quatre-vingt dix ans : "Un anniversaire ne se fête plus quand on descend les marches de la déchéance... on devrait faire le chemin à l'inverse : commencer sa vie en vieillard et partir en jeunesse". 

      Le rapport avec la photo prise lors de l'exposition de L'hôtel de ville "Paris en couleurs" qui nous donnait à voir les photos de la collection Albert-Kahn et le centenaire de Claude Lévi-Strauss ? Voici la rue de la Roquette en 1918. Ma rue... la rue de (presque) tous mes voyages et de toutes mes explorations. Nul besoin d'aller courir le monde. Il suffirait de marcher un peu... et peut-être ainsi d'aller à la rencontre d'un garçonnet de dix ans, Monsieur Claude Levi-Strauss ?

 

 

 



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Tag(s) : #Billets d'humeur
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